Ma Biographie

Ma Biographie
Dos de couverture

En résumé, je ne me vois pas seulement comme une cheffe qui prépare des tajines, mais comme une passeuse de gestes, de parfums et d’histoires.

À travers mes ateliers, j’enseigne bien plus qu’une recette : j’invite chaque personne à entrer dans une culture par la porte la plus belle qui soit, celle du partage autour d’un plat qui mijote.

La Présentation :

Je m’appelle Kaoutar et je me définis avant tout par un art : celui de transmettre la cuisine marocaine comme une expérience vivante, chaleureuse et profondément humaine.

Pour moi, un tajine n’est pas seulement un plat, c’est une histoire que l’on raconte ensemble, du premier oignon coupé jusqu’au moment où l’on se sert autour de la table.

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Ma cuisine comme langage :

Depuis toujours, la cuisine est mon moyen de parler aux autres, d’exprimer l’attention, la générosité et la joie de rassembler. Là où certains utilisent les mots, moi j’utilise les épices, les textures, les couleurs : le doré du safran, le vert de la coriandre, le parfum du citron confit qui emplit la pièce.​

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L’art d’enseigner, pas seulement de cuisiner :

Je montre comment tenir le couteau, comment couper les légumes pour qu’ils cuisent harmonieusement, comment disposer les aliments dans le plat pour que le tajine soit aussi beau que bon. J’explique le sens de chaque geste : pourquoi on fait revenir les épices d’abord, pourquoi on ne presse pas le citron confit, pourquoi on laisse mijoter sans se précipiter.​

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La culture à travers les gestes :

Pour moi, enseigner la cuisine, c’est enseigner une culture sans donner de cours théorique. Dans un atelier, je raconte la place du tajine dans une maison, le rôle du thé à la menthe, l’idée qu’un invité ne repart jamais le ventre vide. Je parle de la table comme d’un lieu où l’on règle les choses, où l’on fête, où l’on se retrouve une vision qui dépasse largement la simple notion de “repas”.​

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Une pédagogie de la confiance :

Dans mes ateliers, je tiens beaucoup à ce que chacun se sente légitime, même s’il ou elle “ne sait pas cuisiner”. Je commence toujours par rassurer : la cuisine marocaine n’est pas réservée aux experts, elle est faite pour être partagée, réinterprétée, adoptée.​
Je donne des repères simples : regarder la couleur de la sauce, sentir les épices, goûter régulièrement, ajuster selon ses envies. Progressivement, les personnes se rendent compte qu’elles peuvent se fier à leurs sens, qu’elles ont déjà en elles tout ce qu’il faut pour réussir un plat chaleureux et généreux.​

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Enseigner en ouvrant sa maison… chez les autres :

Même si mes ateliers ont lieu dans la maison de mes hôtes, j’ai toujours l’impression d’ouvrir un peu la mienne. Je viens avec mes épices, mes histoires, ma façon de disposer les plats, et, pendant quelques heures, leur cuisine devient un prolongement de la mienne.​
Je propose de cuisiner tous ensemble, de se passer les ustensiles, de goûter dans la même cuillère, de parler tout en remuant la sauce : c’est une pédagogie qui passe par la proximité, le rire, la spontanéité.​

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Une cuisine qui continue de vivre chez eux :

Ce qui me touche le plus, ce n’est pas seulement la réussite de l’atelier sur le moment, mais l’idée que la cuisine marocaine va continuer à vivre chez eux, après mon départ. J’imagine leurs prochains repas, le jour où ils referont ce tajine pour des amis, en disant : “On a appris ça avec Kaoutar.”​
À ce moment‑là, ma culture n’est plus seulement la mienne : elle circule, elle se mélange, elle s’adapte à d’autres maisons, d’autres habitudes, d’autres histoires.​

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